Expéditeur : Daryl
Commentaire envoyé le : lundi 22 décembre 2008 20:52
Article associé : Ce qu'on appelle faire une croix sur quelqu'un
Je suis heureux de savoir que tu t'es remise de notre histoire et que t'as reussi a reconstruire ta vie. Si tu m'as connu un tant soit peu, tu sais que j'ai jamais voulu te faire du mal. Mais voila, c'est fait. Je suis peut-etre un faible et un lache mais c'est toi qu' as voulu sortir avec moi a l'origine, qui m'as dit que tu m'aimais apres deux semaines alors assume ta connerie un peu.
Je comprends que t'ais eut besoin de te vider du poids de tes emotions. Effectivement, je t'ai vu au festival de la nuit de l'erdre et je considerais aller te voir, mais vu que ca faisait cinq minutes que je te fixais et que tu continuais a faire semblant de pas me voir, j'ai laisse tomber.
En tout cas, je suis content que ca t'ais fait ni chaud ni froid de me revoir. Lorsque j'ai appris recemment que tu m'avais trompe avec Moritz alors que ca faisait a peine six mois qu'on sortait ensemble, que pas mal de mes amies etaient au courant mais m'ont rien dit et que les deux annees suivantes qu'on a passe ensemble etaient donc construites sur le mensonge, ca m'a fait ni chaud ni froid non plus. J'ai meme rit, tellement toute notre relation m'a paru absurde et pathetique a ce moment-la.
Alors avant de te hater a te faire passer pour la victime pour que tes amis du moment peuvent te rejoindre pour s'apitoyer sur ton sort, rappel-toi que tout n'est pas noir et blanc et que je suis pas le seul lache dans l'histoire.
Cette réapparition m'a surprise, j'avoue. Y a comme une espèce de torrent de pensées qui se déverse dans mon crâne. Maintenant, je vais essayer de trouver les bons mots, se serait dommage d'être mal comprise...
A vrai dire, je pensais même pas que tu repasserais par là un jour..
Je sais que tu n'as pas cherché à me faire du mal, à moins d'être le parfait salaud de la plus sordide des histoires, tu n'es pas ce genre de personne. Pourtant, même s'il était involontaire, tu m'en as fait. Forcément, sur l'article, seuls les mauvais moments semblent transpirer des lignes. En même temps, on ne peut pas reprocher à quelqu'un les bons moments, ceux qu'on protège et que l'on garde au chaud, enfouis au plus profond de nous.
En quoi le fait d'avoir cherché à être avec toi et de te dire ce que je ressentais fut une connerie? parce que la fin n'a pas été idyllique? parce qu'il n'y a pas eu de "happy ending"? Je devrais me flageller pour avoir eu du désir pour toi?
Pour le festi, si j'avais remarqué que tu me fixais, je serais allé vers toi, je n'aurais pas poussé la connerie jusque là. Les seuls moments où je t'ai vu, tu regardais ailleurs. On va pas se rejetter la faute l'un l'autre, les choses resteront de toutes façons telles qu'elles se sont déroulées, et rien ni personne ne pourra changer ça.
Je me demandais quand est-ce que l'histoire avec Moritz ressortirais, puisque elle devait forcément finir par ressortir un jour. J'ai pas grand chose à dire là dessus, j'ai essayé d'expliquer à plusieurs personnes, peu d'entre elles ont compris d'ailleurs, mais ça n'a plus d'importance maintenant. Que te dire d'autre à part que ça n'avait rien avoir avec toi, que mon intention n'a jamais été de te tromper. Crois en ce que tu voudras. Ca s'est passé, et ça non plus je ne pourrais pas le défaire. Même si c'est un point de vue discutable, j'ai préféré ne rien te dire plutôt que de te perdre.
Si, effectivement, j'avais agis par manque de quelque chose que tu ne pouvais combler, je me serais sentie coupable et je t'en aurais parler.
Pourtant, j'ai choisi de me taire, en me demandant tout le reste du temps si tu allais l'apprendre ou non par quelqu'un d'autre.
Je sais pas ce qu'il vaut mieux : avouer quelque chose qui fera du mal à une personne qui n'a rien demandé, ou se taire et continuer à l'aimer, même avec la crainte que se soit découvert?
J'ai fait un choix, et même si pas mal de gens l'ont désapprouvé, je l'assume. Peut importe si vous pensez que je me voile la face.
Les deux années qui ont suivies n'ont pas été construites sur le mensonge. J'ai été honnête avec toi sur les sentiments que j'éprouvais et ce que je pensais. Je ne serais pas restée longtemps sinon, à quoi ça aurait servi?
Mon idée première en écrivant l'article n'était pas de me faire plaindre, ni d'attirer les gens autour de moi pour m'entendre dire "bah oui, non mais quel salaud". Je suis sûre qu'il y a des dizaines de choses qu'on pourrait se reprocher l'un et l'autre, mais se serait tomber dans une parodie de tragédie.
J'ai juste chercher à mettre au clair mes pensées (puisqu'il paraît qu'un blog, c'est un peu comme un journal intime), même si elles sont mal exprimées, si elles sont amères, c'est comme ça, un point c'est tout.
Les gens peuvent bien penser ce qu'ils veulent de ces articles et choisir qui est le fautif, j'en ai rien à cirer. Que chacun se fasse son opinion, après tout on a vécu cette histoire à deux, et il n'y a que nous pour en tirer des enseignements, qu'ils soient positifs ou non.
Maintenant, je saurais que lorsque je commence à me poser des questions sur une histoire d'amour, c'est que quelque chose cloche. Que je ferais mieux de pas attendre que ça se passe comme je l'ai fait avec nous.
Maintenant, je me rends compte que l'on était peut être trop jeunes pour rester ensemble aussi longtemps.
En discutant avec un ami qui vient de rompre, et qui est resté aussi longtemps que nous en couple, je me rends compte à quelle point cette durée paraît dingue, presque infinie, pour des gens aussi jeunes.
Toujours est-il que, peu importe la longueur ou l'intensité d'une histoire, le début ou la fin, ça restera toujours une source d'enseignements et de souvenirs; une partie commune de vie, un croisement de chemins que personne ne pourra nous arracher.